Chant de Pâques – la mort n’a plus d’emprise – Gwen Dressaire et Jean-Jean
Il y a des chants qui accompagnent une saison liturgique et d’autres qui viennent toucher quelque chose de plus profond, presque intime. Le chant de Pâques « La mort n’a plus d’emprise » fait partie de ceux-là. Dès les premières notes, on comprend que l’on n’est pas simplement face à une belle mélodie, mais devant une proclamation. Une déclaration de foi, enracinée dans l’Écriture, qui résonne avec force dans le cœur de celui ou celle qui l’écoute.
À l’approche de Pâques, ce type de chant prend une saveur toute particulière. Il ne se contente pas d’illustrer la Résurrection : il la rend presque palpable.
« La mort n’a plus d’emprise » : une proclamation de liberté
Ce qui frappe en premier lieu dans « La mort n’a plus d’emprise« , c’est la simplicité du message. Quelques mots suffisent pour résumer une vérité théologique immense : la mort n’a plus de pouvoir sur ceux qui sont en Jésus-Christ.
Cette idée s’appuie directement sur la lettre de saint Paul aux Romains :« Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ »(Romains 8,1 – Bible de Jérusalem).
Ce verset, souvent entendu, peut parfois glisser sur nous sans vraiment s’imprimer. Le chant, lui, agit autrement. Il répète, il insiste, il martèle presque avec douceur cette vérité : vous êtes libre. Libéré du poids de la faute, libéré de la peur, libéré de cette impression de ne jamais être à la hauteur.
Dans une ambiance paisible ou plus rythmée selon l’interprétation, ce chant « La mort n’a plus d’emprise » devient alors un véritable acte intérieur. On ne se contente plus d’écouter, on adhère. On laisse descendre ces paroles en soi.
Une grâce qui transforme le regard sur soi
Ce chant ne parle pas uniquement de la mort physique. Il touche aussi toutes ces formes de “mort intérieure” que chacun peut connaître : le découragement, la culpabilité, les blessures anciennes, le sentiment d’échec.
La théologie chrétienne parle ici de la Grâce. Une réalité parfois difficile à saisir, tant elle semble gratuite. Le Catéchisme de l’Église Catholique précise que la Grâce est « une participation à la vie de Dieu » (CEC §1997). Autrement dit, quelque chose de divin vient habiter l’humain.
Dans ce chant de Pâques « La mort n’a plus d’emprise« , cette grâce devient concrète. Elle n’est plus une notion abstraite. Elle se chante, elle se respire presque.
Il faut voir ce chant comme un témoignage. C’est, pour l’auteur, une compréhension renouvelée de l’identité du croyant. Non plus simplement une personne qui “essaie de bien faire”, mais un enfant de Dieu, déjà aimé, déjà relevé. Et cela change tout !
Une résonance profonde avec le mystère de Pâques
Pâques, ce n’est pas seulement un événement du passé. Ce n’est pas uniquement la célébration d’un tombeau vide. C’est une réalité vivante, actuelle.
Le Christ ressuscité ouvre un passage.Il transforme la mort en seuil, la fin en commencement.
Dans cette perspective, ce chant de Pâques devient presque une catéchèse en musique. Il met en mots – et en notes – ce que la liturgie célèbre durant la Vigile Pascale : la victoire de la vie sur la mort.
Le Concile Vatican II rappelle que le mystère pascal est « la source et le sommet de toute la vie chrétienne » (Sacrosanctum Concilium, §10). Ce chant s’inscrit pleinement dans cette dynamique.
On pourrait même dire qu’il aide à entrer dans ce mystère, de manière accessible. Pas besoin d’un long discours théologique. Quelques phrases chantées suffisent à ouvrir une porte intérieure.

Un chant accessible et profondément œcuménique
Il est intéressant de noter que ce chant est porté par un artiste issu du monde protestant. Et pourtant, il trouve facilement sa place dans des contextes catholiques.
Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il s’appuie sur le cœur de la foi chrétienne : l’Évangile !
Dans un contexte où certaines sensibilités peuvent parfois créer des distances, le chant « La mort n’a plus d’emprise » rappelle une chose essentielle : ce qui nous unit est infiniment plus grand que ce qui nous divise (ou distingue).
Le Concile Vatican II encourage d’ailleurs cette ouverture dans Unitatis Redintegratio, en soulignant l’importance de reconnaître les richesses spirituelles présentes dans les autres traditions chrétiennes.
Ici, le chant devient un lieu de rencontre. Un espace où l’on peut prier ensemble, au-delà des étiquettes.
Une expérience à vivre, plus qu’à analyser
On pourrait analyser encore longtemps les paroles, la musique, la structure. Tout cela a son intérêt. Pourtant, ici, ce serait passer à côté de l’essentiel.
Ce type de chant ne se comprend pleinement que lorsqu’il est vécu : chanté en assemblée, écouté seul dans un moment de silence, repris intérieurement au fil de la journée…
Il y a quelque chose de presque discret dans son action. Il ne cherche pas à impressionner. Il vient doucement s’inscrire en vous. Et peut-être qu’un jour, sans même vous en rendre compte, ces mots deviendront les vôtres !
C’est là que Pâques commence vraiment !
Paroles « la mort n’a plus d’emprise »
Couplet 1
La mort n′a plus d'emprise sur nous
La Croix nous a affranchis
C′est avec assurance que l'on peut
s'approcher du trône
Nous sommes accueillis
Refrain 1
Le passé est passé, voici
toutes choses sont devenues nouvelles
Il n′y a plus de condamnation
Plus de condamnation
Pour ceux qui sont en Jésus
Refrain 2
La mort n′a plus d'emprise
Oh oh (x3)
x2
Couplet 1
Refrain 1
Refrain 2
Couplet 2
Jésus m′a racheté de mes fautes
Son sang parle en ma faveur
Le voile est déchiré
Et je peux m'approcher du trône
Il est mon Seigneur
Refrain 1
Refrain 2 (avec variations)
La mort n'a plus d'emprise
Oh oh (x3) [La mort n′a plus d′emprise sur moi]
Jésus a payé à la Croix
Oh oh (x3)
Pont 1
Il a dépouillé les dominations
En triomphant à la croix [En triomphant à la croix]
Et ce même esprit de résurrection
Est celui qui vit en moi
Pont 2
[L'ennemi est terrassé]
Il a dépouillé les dominations
[Jésus est rescussité]
En triomphant à la croix
[L'ennemi est terrassé]
Et ce même esprit de résurrection
[Jésus est rescussité]
Est celui qui vit en moi
Pont 3
[L'ennemi est terrassé]
Le troisième jour, Il a vaincu la mort [Il a vaincu la mort]
[Jésus est rescussité]
Et nous sommes vivants en Jésus-Christ [Jésus-Christ]
[L'ennemi est terrassé]
Ressuscités avec lui
[Jésus est rescussité]
Toutes choses sont devenues nouvelles
Pont 4 // Plus regga
L'ennemi est terrassé
Jésus est ressuscité
L′ennemi est terrassé
Jésus est ressuscité
L'ennemi est terrassé
Jésus est ressuscité…
La mort n’a plus d’emprise de Gwen Dressaire featuring Jean-Jean – Clip officiel
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