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Lumière du Christ à l’Épiphanie : quand la foi se met en route

La lumière du Christ à l’Épiphanie n’est pas une simple image jolie pour les cartes de vœux. C’est une réalité spirituelle qui traverse les siècles et touche encore aujourd’hui chacun de nous, parfois sans bruit. Car l’Épiphanie, ce n’est pas qu’une fête de plus dans le calendrier chrétien. C’est un appel ! Un appel à regarder, à marcher et à offrir.

Dans ce post, ni jargon ni discours trop solennel, je vous propose de redécouvrir cette fête autrement. Pas seulement à travers les Rois Mages, les galettes ou les couronnes, mais comme une invitation à laisser la lumière du Christ à l’Épiphanie illuminer concrètement nos vies.

Une lumière qui ne vient pas d’ici

Commençons par l’essentiel : cette lumière dont on parle, d’où vient-elle ? Elle ne vient ni d’un spot, ni d’un feu d’artifice céleste. Elle vient de Dieu. Elle s’incarne dans un enfant couché dans une mangeoire. Elle se manifeste dans la nuit, pour éclairer des chercheurs de vérité venus de loin.

La lumière du Christ à l’Épiphanie, c’est cette lumière étrange et familière à la fois : elle ne s’impose pas, mais elle attire. Elle ne s’impose pas, mais elle transforme.

Les Mages, que la tradition appelle Melchior, Gaspard et Balthazar, n’étaient ni juifs ni disciples. Ils étaient des étrangers, probablement des astrologues persans. Et pourtant, ce sont eux qui voient l’étoile. Ce sont eux qui se lèvent, prennent la route et vont jusqu’à Bethléem.

Se mettre en route… ou rester dans son confort ?

La grande différence entre les Mages et Hérode, dans le récit de Matthieu (Mt 2,1–12), c’est que les premiers se mettent en marche. Le second, lui, reste dans son palais. Il est informé, il sait même où le Messie doit naître… mais il ne bouge pas. Trop de pouvoir, trop de peur, trop d’orgueil peut-être.

Et nous, de quel côté penchons-nous ?

L’Épiphanie nous pose une question simple : qu’est-ce que je fais, moi, quand une lumière m’appelle ? Est-ce que je prends le risque de bouger, d’interroger mes habitudes, d’aller vers l’inconnu ? Ou est-ce que je préfère rester là où je contrôle tout, là où rien ne m’oblige à changer ?

La lumière du Christ à l’Épiphanie, ce n’est pas juste une jolie étoile dans le ciel. C’est une invitation à sortir de soi, à traverser des déserts intérieurs, pour rencontrer Celui qui donne sens à la vie.

Offrir ce que l’on a de plus précieux

Arrivés devant l’enfant, les Mages s’agenouillent. Ils n’ont pas peur de se faire petits. Et ils offrent : de l’or, de l’encens, de la myrrhe. Des présents symboliques, certes, mais surtout des trésors. Ce qu’ils ont de plus précieux (enfin d’après eux).

Et nous, que sommes-nous prêts à offrir ?

Pas besoin de lingots ou de parfums rares. L’or d’aujourd’hui, c’est peut-être le temps que je donne sans calcul. L’encens, c’est ma prière sincère, même balbutiante. La myrrhe, c’est peut-être cette blessure que je confie à Dieu, au lieu de la cacher.

Offrir ce que l’on a de plus précieux, ce n’est pas forcément spectaculaire. C’est donner avec le cœur et parfois à contre-courant de ce que le monde valorise.

Une lumière pour tous, pas seulement pour ceux qu’on aime

La lumière du Christ à l’Épiphanie est universelle. Elle ne brille pas uniquement pour les justes, les croyants, les « gentils ». Elle brille aussi pour les lointains, pour ceux qu’on ne comprend pas, voire pour ceux qu’on aimerait éviter.

L’Amour de Dieu ne fait pas de tri, contrairement à nous ! Et si nous voulons vraiment accueillir cette lumière, il faudra apprendre, petit à petit, à aimer aussi ceux qui nous dérangent, nous fatiguent ou nous blessent. Pas forcément à grand renfort de déclarations. Mais, par des gestes concrets, une parole donnée, une rancune déposée.

L’étoile de l’Épiphanie ne s’arrête pas à la frontière de nos préférences.

Et maintenant, que faire de cette lumière ?

La tentation serait grande de s’arrêter là : on a reçu la lumière, on l’a contemplée, on a prié… et maintenant ? Retour à la vie normale ?

Justement, non !

Comme les Mages, nous sommes appelés à repartir « par un autre chemin ». C’est ce que dit Matthieu. Et ce « chemin autre », c’est celui d’une vie transformée, habitée par la lumière reçue. Pas une lumière à garder pour soi, mais à refléter. Une lumière douce, mais réelle. Une lumière qui dit : « Tu comptes. Tu es aimé. Tu n’es pas seul. »

Alors, peut-être qu’aujourd’hui, chacun de nous peut se poser une question très simple :

  • Pour qui suis-je lumière en ce moment ?
  • Et à l’inverse : qui pourrait être lumière pour moi, si j’osais lui faire confiance ?

La lumière du Christ à l’Épiphanie : un cadeau qui circule

Pour finir, il est bon de rappeler que cette lumière, elle n’est pas à posséder. Elle est à transmettre. Un peu comme une flamme que l’on passe de bougie en bougie, sans jamais l’éteindre.

La lumière du Christ à l’Épiphanie est le cadeau que Dieu fait au monde. Mais c’est un cadeau vivant : il ne s’achète pas, il ne se vole pas, il se partage.

Alors, que cette fête ne soit pas un point final, mais un perpétuel départ, un envoi, une mission, discrète ou éclatante, peu importe. Tant que la lumière continue de briller, quelque part, au travers de vous.

Épiphanie, Lumière du Christ : les trois Rois mages traversent une terre désertique de nuit, guidés par l’étoile, se dirigeant vers l’étable où Marie et Joseph veillent l’enfant Jésus, illuminé par un rayon de lumière.


Ma prière du jour – sous forme de prière universelle

Seigneur Jésus, Lumière née dans la nuit du monde, en cette fête de l’Épiphanie, nous venons vers Toi comme les mages, porteurs de nos vies, de nos pauvretés et de ce que nous avons de plus précieux. Accueille notre prière pour tous nos frères et sœurs en humanité.

Pour ceux qui exercent le pouvoir – dans l’Église, dans les États, dans toutes les sphères d’influence – afin qu’ils ne cherchent pas à briller pour eux-mêmes, mais qu’ils deviennent des témoins de la Lumière véritable.
Seigneur, que ta lumière éclaire leurs décisions.

2. Pour tous ceux qui avancent dans la nuit – ceux qui pleurent, ceux qui doutent, ceux qui n’y croient plus – que la lumière du Christ vienne doucement les rejoindre, comme une étoile sur leur route.
Seigneur, sois la lumière de ceux qui n’en voient plus.

3. Pour les personnes que nous aimons et pour celles que nous avons du mal à aimer. Pour que nous soyons, les uns pour les autres, des lueurs d’espérance et des éclats de bonté, même dans l’ombre.
Seigneur, apprends-nous à aimer à la manière de ton cœur.

4. Pour chacun de nous : que nous ayons le courage d’offrir au Seigneur ce que nous avons de plus profond, même si cela coûte, même si c’est fragile. Comme l’or, l’encens et la myrrhe, que notre foi, nos blessures et notre joie deviennent offrande.
Seigneur, reçois ce que nous sommes, et fais-en ta lumière.

Seigneur Jésus, Toi la Lumière qui ne s’éteint jamais, continue de briller en nous et à travers nous. Conduis-nous sur ton chemin, comme tu as conduit les mages, jusqu’à la crèche de ton amour.
Toi qui vis et règnes pour les siècles des siècles.

Amen.

Cette illustration parle de la Bible de ce livre mystique et sacré qui servira de lien pour les appels du dossier "Religion et spiritualité" - Réalisé avec DALL-E

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